L'araignée qui souffrait de vertiges....
Toute la journée, impertubable, elle tissait sa toile,
Attrapait des moustiques, se nourissait ainsi.
Or, elle souffrait d'un mal très pénible pour elle;
Car dans sa situation où, toute la journée,elle
marchait sur un fil
Elle souffrait de vertiges.
Son logis, créé dans l'espace, lui donnait la nausée.
Elle avait peur, toujours peur de tomber dans le néant.
Elle était seule,isolée, dans ce monde emmêlé.
Libre de se déplacer à son gré
D'agrandir sa maison, selon sa volonté
Et même libre d'en changer
Si cela lui chantait.
Un jour l'acacia son voisin,
Emprté d'un élan méchant
D'un coup de branche vengeresse
Fit un énorme trou dans sa toile complexe.
L'araignée en faisant le tour de son domaine
Raccommodant ici ou là
Quelques fils défectueux
Faillit glisser dans cet énorme trou.
Elle se figea anéantie par la peur
Dvant ce trou béant angoissant
Si profond, si sombre, si noir
Donnant sur l'inconnu, le néant.
Que pouvait-il bien y avoir là-dessous ?
Prenant son courag à deux pattes
Elle ferma les yeux,
Et se laissa glisser le long du fil
Bien accrochée avec tous ses membres
Elle descendait, descendait....
Y aura-t-il une fin ?
Tout-à-coup elle stoppa brutalement
Notre araignée était arrivée au bout de son fil.
Auquel sa vie était suspendue!
Tremblante d toutes ses pattes,
Son corps velu frémissant au vent,
Elle osclla dangereusement
Tel un pendule de radiesthésiste
En quête de vérité.
Elle avait la naussée,
Ce vertige sournois la harcelait,
Elle se décida à ouvrir les yeux
Et toute ((chiffonée)) ,
Le coeur au bord des lèvres,
Elle observa sous elle.
Elle pensa , les gens disent :
((oh! Celui-là a une araignée au plafond ! ))
et bien moi je suis au bord du gouffre.
Quoique, en observant de plus prés
Et avec tout ce qui lui restait de concentration
Elle s'aperçut qu'elle touchait presque le sol.
Quelques lueurs vacillantes,
Des ombres dansantes.
Tout tournait autour d'elle.
Quel monde étrange !
Lorsque l'on s'aventure loin de chez soi.
Frissonnante,
Elle s'avança encore plus bas .
De hautes herbes lui chatouillaient le ventre.
De curieux animaux se déplaçaient
A la queue leu leu,
Qui, transportant des petits bouts de branches,
Qui, de la nourriture.
Ils gravitaient en tous sens,
Grimpaient sur l'acacia, son terrible voisin
En redescendaient chargés,
Croulant sous leur fardeau
Et... disparaissaient sous terre.
Y aurait-il encore un autre monde
A explorer ? Une autre organisation de vie
Comme celui des fourmis ?
Que se passe-t-il là en bas ?
Il faudra le savoir et tout voir.
La découverte de l'inconnu la démange
La stimule, elle n'a plus peur.
Et se promet bien de continuer
Plus tard ses investigations
Dans ces nouveaux mondes.
Elle remonta péniblement de ce trou
Qu'elle croyait noir et vide .
Mais en fait,
Elle avait vaincu s peur
Décuert l'imagination
Et en tira une leçon :
Avançons donc avec précautions
Dans l'inconnu, et du bonheur
De la création
Ne craignons pas la vertige.

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